COMMUNIQUE DE PRESSE 20 OCTOBRE 2020

Le 2 octobre, Monsieur Macron a annoncé vouloir mettre un terme à l’un des trois piliers
de la liberté d’enseignement depuis 1882 : l’instruction en famille ; sans concertation et
sans rien connaître de ce qu’est la réalité de l’instruction en famille.
Le Collectif l’Ecole est La Maison rappelle que les parents sont les premiers
éducateurs de leurs enfants, que l’éducation n’est d’ailleurs pas et n’a jamais été une
fonction régalienne, et que cette atteinte à la liberté d’éducation, à la liberté
d’enseignement, à la liberté pédagogique, à la liberté de conscience et d’opinion est indigne
de notre pays.
Que penser d’un pays, qui fraichement élu au Conseil des droits de l’homme pour trois
ans, commence par faire fi de l’article 26 alinéa 3 de la déclaration universelle des droits
de l’homme et du citoyen ? Nos enfants seront-ils de meilleurs citoyens, une fois nos droits
fondamentaux bafoués ?
En maniant les raccourcis et les charges sans fondement, nos familles ont été victimes de
tous les amalgames en un seul discours ! Islamisme radical rampant ou avéré, sectarisme,
dissidence, ignorance, désocialisation…A la fois bouc-émissaire et dommage collatéral
d’un état incapable d’enrayer le problème qu’il dénonce, nos familles ont été insultées,
blessées, calomniées. Nos enfants sont éduqués et instruits. Beaucoup de familles sont
sans religion ou croyance. L’instruction en famille est déclarée et contrôlée. Les lois
encadrent rigoureusement, et même de plus en plus rigoureusement depuis plusieurs
années, le choix de l’instruction en famille. Nous sommes hors des murs de l’école mais
ni hors la loi, ni hors système.
Nous attendons de Messieurs Macron, Blanquer et Darmanin qu’ils fassent la
démonstration de notre prétendue culpabilité. Nous attendons preuves, chiffres et
sources mettant en évidence que la majorité des familles ayant fait le choix d’instruire à
domicile est en contradiction avec la laïcité et les valeurs de notre République.
Nous attendons de Messieurs Macron, Blanquer et Darmanin qu’ils apportent la
preuve que l’instruction à domicile serait plus gangrénée par le radicalisme religieux
que l’école de la République, quand on sait que 12% des atteintes à laïcité à l’école
sont commises par les personnels de l’éducation nationale*.

Avec la loi Gatel et la loi pour une école de la confiance, l’état s’est doté de tout l’arsenal
juridique nécessaire et suffisant pour contrôler et sanctionner les familles qui
n’instruisent pas ou les écoles de fait. Que fait-il donc depuis 2018 ?
Le Collectif l’Ecole est La Maison demande, comme il l’a déjà fait plusieurs fois par
le passé, que les lois existantes soient réellement appliquées évitant ainsi que toutes
les familles fassent les frais pour quelques-uns.

Le Collectif l’Ecole est La Maison demande instamment à être reçu par le ministre
de l’Education nationale. Il ne saurait être question de prendre une “décision aussi
radicale depuis 1882” sans recevoir des représentants des familles directement concernées
“par ce changement de paradigme” aussi arbitraire qu’inefficace pour préserver la laïcité
et les valeurs de la République.
La discussion et la sollicitude doivent succéder à l’arbitraire.

*Source : La Croix, 17/10/2020

Lien vers le communiqué en pdf

La réalité de l’instruction en famille

Depuis le 2 octobre, j’ai perdu l’appétit , grâce à notre cher Président Mr Macron, qui n’a rien trouvé de mieux que de vouloir interdire l’instruction en famille à compter de la rentrée prochaine. Dans un premier temps il a annoncé que nos enfants, nos filles principalement, étaient sous menace religieuse, islamiste si on veut être précis, car moi je n’ai pas l’intention d’enfumer les gens en tournant autour du pot .

Des petites filles voilées, étudiant, dans des garages ou des caves, quasiment que des prières, encadrées par des femmes en niqab !

Voilà comment , il nous a dépeint,tous autant que nous sommes. Il n’a pas dit des enfants, une partie des enfants non il nous a tous mis dans le même panier. Lui qui prône la laïcité et les valeurs de la République, mais où sont elles quand il ose dire de tels mensonges, faire de tels amalgames ?

Est ce que je me reconnais dans ses mots : Non. Athées, nous vivons en pleine campagne bretonne, 5 000 habitants au compteur , pas une mosquée à la ronde (après vérification la 1ère se trouve à près de 30km). Ma famille, des radicaux peut-être, mon arrière-grand-mère était Bigoudènes et ne parlait même pas le Français….voilà

Laissez-moi vous compter Ma réalité, notre instruction en famille .

Tout cela a commencé il y a 7 ans, quand l’école publique a failli à ses engagements d’instruire (par du personnel compétent) et de protéger mes enfants ( harcèlement…), de respecter leur rythme (semaine de 4 jours et demi, abrogée depuis). Voilà, ce n’est pas une religion, une envie d’aller à contre courant qui nous à pousser sur cette voie mais bien tout simplement l’éducation nationale elle-même.

Durant les 7 dernières années , j’ai vu mes enfants s’épanouir, quiconque s’interrogerait sur leur socialisation, je leur répondrai que jamais une personne qui a passé un peu de temps avec eux, ne m’a dit que les rescolariser sur le champ. Amis,famille,voisins ou même parfaits inconnus croisés au détour d’une promenade, ne m’ont depuis que félicitée sur l’éducation et l’instruction de mes enfants.

Je pourrai vous dire ma fierté d’avoir appris à lire à mes deux jeunes, d’avoir réconcilié mon ainée avec les dictionnaires devenus une passion pour elle aujourd’hui, d’avoir un fils passionné d’astronomie qui rêve d’ouvrir une école ou les enfants pourraient apprendre tout ce qui n’est pas au programme mais qui leur fait envie. Je pourrai, et il y a encore un an c’est ce que je vous aurai écrit, mais je ne le ferrai pas , car la plus belle chose que l’instruction en famille nous ai apporté est le temps.

Durant les 6 dernières années j’ai offert à mes enfants, le luxe de passer chaque heure de chaque jour de leur existence avec leur papa. Durant l’année, qui vient de s’écouler, je leur ai offert le luxe de panser leurs plaies, de faire leur deuil, d’être triste et malheureux, sans JAMAIS perdre de vue leur instruction. Sans jamais cesser de les instruire malgré la douleur qui me rongeait.

Chaque jour (sauf vacances) entre novembre 2019 et juin 2020 , confinement compris, mes enfants se sont levés à 8h et ont commencé à s’instruire à 9h. Sans se plaindre, sans rien demander à personne, j’ai vu mes enfants grandir, devenir mature et quitter le monde l’enfance bien plus vite qu’ils n’auraient dû parce que la vie leur à donner la plus cruelle de leçon qu’un être humain puisse apprendre.

Aujourd’hui Le Président de la République, leur dit que :

  • Leur façon de vivre est une atteinte à la laïcité et aux valeurs de la république .
  • Les liens qui nous unissent sont un danger pour la Nation.
  • Être différent c’est mal,
  • Notre société ne tolère que l’uniformité
  • Lui-seul sait ce qui est bon pour eux, lui qui n’a pas d’enfant
  • Les parents ne sont pas aptes à éduquer leur enfant et à en faire de bons citoyens

Que Malgré nos déclarations chaque année auprès du rectorat, le fait que tous les deux ans nous ayons une visite de la mairie (qui n’est pas venue les 5 premières années malgré nos déclarations) et que chaque année nous ayons un contrôle académique, aujourd’hui on vient leur dire que ça ne suffit pas ?

On vient leur dire qu’il y a des gens qui ne respectent pas les lois , oui c’est vrai je ne le nierai pas. Mais combien ? Le chiffre est étonnant , il se trouve dans un rapport de la DGESCO :

Pour les enfants instruits dans la famille en dehors d’une inscription réglementée au CNED, la raison « motif religieux » représente 1,4% Et parmi ces 1,4% de 25 000 (soit 350 enfants), Motifs religieux pas motifs musulmans uniquement !!!

Et que sous ce prétexte, ils ne sont que des dommages collatéraux , c’est bien désolant mais … c’est ainsi !

Mais , des gens qui ne respectent pas les lois de la République , il y en a partout :

  • des ministres qui fraudent
  • des enseignants coupables de harcèlement moral
  • des automobilistes sans permis
  • des islamistes radicaux qui commettent des attentats

Et pourtant , fermons-nous les écoles ? Dissolvons-nous le gouvernement ? Bannissons-nous l’automobile au profit des transports en commun ? Faisons-nous l’amalgame entre musulmans et terroristes ? Fermons-nous les mosquées ? Interdisons-nous l’islam ?

Bien sûr que non, puisque que notre pays à pour devise Liberté,Egalité,Fraternité, et que les agissements illégaux de quelques-uns, n’ont pas à être imputés aux l’ensemble des autres. Quel serait ce pays , sinon ? Quel serait ce dirigeant de Nation, qui décide de s’en prendre à 25 000 enfants qui n’ont rien fait et rien demander au lieu de s’attaquer de front au vrai problème qu’est l’islamisme radical ?

Quel serait ce gouvernement qui condamne l’instruction d’enfants en famille, oubliant que tous les terroristes Français sont issus de l’école de le République ? Peut-être devrions-nous commencer par fermer l’éducation nationale alors ?

N’oubliez pas de signer la pétition co-signé par de nombreuses associations et Cours par correspondance